Parmi les sorties de septembre, deux autres albums prennent eux aussi appui sur l’Histoire.
«Le Pavé Originel» raconte avec...
«Je suis fasciné par la mer, les rivages et l’atmosphère que l’on y rencontre», dit Séra. En prenant le large...
«Clandestine» est d’une tout autre veine: un dessin enfantin signé Marc-Renier et un récit autobiographique de Virginie...
Les secrets de famille sont une source d’inspiration inépuisable pour la littérature. La bande dessinée n’y échappe...
D’habitude, l’affiche d’un congrès de pompiers, c’est du classique. Un soldat du feu, son casque, sa lance. «Ça va nous démarquer de tous les autres», rigole un sapeur angoumoisin. Sur celle du congrès 2010 d’Angoulême (• repro CL), qui se tiendra dans un an pile, en septembre, entre l’Espace Carat et la Cifop, c’est un pompier bedonnant et rigolard qui est à la manœuvre devant un fourgon approximatif, avec le Plateau en toile de fond. Elle est signée Cyfar. C’est son nom d’artiste. À l’état civil, il est Philippe Farcy, pompier professionnel à Amiens, dans la Somme. Mais c’est son coup de crayon qui a attiré l’œil des pompiers charentais lors du congrès de Rennes en 2008.
Dans la ville de la BD, l’offre de services était incontournable et le dessinateur, qui ne manque pas de talent, habitué des publications internes de la profession, n’a pas laissé passer l’occasion. Lui qui, à 35 ans, dessine depuis douze ans, qui est répertorié par la Fnac pour sa série des «Sapeur et sans reproches», a commencé par croquer la mascotte du congrès. Une salamandre marrante qui fait office de symbole fort.
«Inespéré»
«C’est l’emblème de François Ier et c’était un animal réputé pour résister au feu. Cela s’est imposé», explique Michel Baudet, président de l’Amicale des pompiers et co-organisateur du congrès. Le dessinateur a décliné ses personnages. Sur les affiches, sur les plaquettes, sur toute la com’ des pompiers. Tout bénef. «Pour le moment, c’est un hobby, reconnaît Philippe Farcy. Mais cela commence à devenir une seconde carrière.»
Ses pairs ont reconnu son coup de crayon. Ils lui ont fait signer une convention en bonne et due forme. L’exploitation de son boulot pour la promo de la manif en échange de «service»: la promesse d’installer son exposition itinérante sur le site de la BD pendant le festival, en janvier. «C’est un FPT [fourgon pompe-tonne, NDLR] qui sert de support à l’expo des planches. Avec un diaporama à l’intérieur du véhicule. Les gamins adorent.»
Le dessinateur n’a pas hésité. «Même sans contrepartie, je l’aurais fait.» Pour la gloire. Là, il y gagne aussi «en notoriété, surtout. Et puis, ça me permet de progresser. C’est inespéré».Pour les pompiers, ce n’est pas mal non plus. Ça change un peu l’image.